Arbalètes à poulies (compound)
Deux poulies, deux câbles : plus de vitesse pour un arc plus compact, au prix d'un entretien qui ne s'improvise pas.
Le principe
Sur une arbalète compound, chaque extrémité de l’arc porte une poulie excentrée. La corde ne travaille plus seule : elle passe par ces poulies, reliées entre elles par des câbles.
L’effet est double. D’abord, l’arc emmagasine plus d’énergie sur une course plus courte, ce qui permet de raccourcir les branches. Ensuite, la courbe d’effort n’est plus linéaire : la résistance culmine au milieu de la course puis retombe, ce qui rend la fin de l’armement plus facile qu’elle ne devrait l’être.
Ce que ça donne à l’usage
À puissance affichée identique, une compound envoie la flèche plus vite qu’une recurve — souvent 30 à 50 km/h de plus. Les modèles présentés ici vont de 380 à 405 km/h.
Elle est aussi nettement plus étroite, ce qui compte dès qu’on tire depuis un poste ou un affût. Et elle claque moins fort : une partie de l’énergie résiduelle est absorbée par le système au lieu de partir en vibration.
Ce que ça coûte
L’entretien. Changer une corde ou un câble sur une compound demande une presse d’arbalète ou un passage chez un professionnel : détendre l’arc à la main n’est pas envisageable. Les poulies doivent rester synchronisées, sous peine de voir les groupements se décaler sans raison apparente.
Le prix, enfin, est supérieur d’un tiers à moitié à puissance comparable.
Comment choisir parmi ces six modèles
Les 175 livres en 380 et 400 fps couvrent le tir sur cible jusqu’à cinquante mètres sans difficulté. Les 185 livres ajoutent une crosse et une poignée réglables, appréciables si plusieurs personnes utilisent la même arbalète. Le modèle 200 livres est le plus puissant du catalogue et le plus exigeant : manivelle quasi obligatoire, et flèches carbone recommandées, l’alu finissant par se vriller à cette vitesse.